25 février 2014

Le pédophile

J'aime bien télécharger des films de toutes sortes sur internet. Des films piratés pour la plupart, et beaucoup de films pornos. A force d'essais et d'erreurs, j'ai appris pas mal de trucs pour trouver les films qui m'intéressent. Sur les forums, les gens discutent des différents outils qui leur permettent d'échanger des programmes gratuits, des œuvres du domaine public, des photos qu'ils ont prises pendant leurs vacances. J'aime bien Shareaza que j'utilise depuis longtemps. C'est un logiciel P2P qui permet de partager tout et n'importe quoi, et surtout de trouver ce que l'on recherche.

Moi, ce que j'aime, c'est télécharger tous les morceaux de musique à la mode, enfin à la mode de ma jeunesse, c'est-à-dire la Vraie Musique. J'ai tous les tubes des chanteurs que j'aime, mais dont les DVD sont trop chers pour moi. C'est pareil pour tous les films de cinéma que je n'irai pas voir en salle parce que c'est trop cher. Enfin, c'est cher mais aussi c'est un peu la honte d'aller voir un film porno ou de le louer... Alors je télécharge en masse, tous les films pornos que je trouve avec Shareaza.

Quand j'y repense, je me rends compte que mes goûts ont évolué. Avant, j'allais sur YouPorn, avec son rangement bien pratique en catégories. J'ai testé un peu tous les genres: amateur, couples, hairy, mature, voyeur, 3D, etc. Mais très vite, ma catégorie préférée a été "teen". Toutes ces actrices en tenue d'écolière, ou avec des couettes... j'ai trouvé ça très "stimulant". Alors, avec mon programme Shareaza, j'ai recherché parmi tous les films pornos que je pouvais télécharger, ceux plus orientés sur les jeunes filles.

Puis de "teens", je suis passé à "preteens".

Puis de "preteens", je suis passé à "pre teen hard core", les fameuses "pthc". Les noms des fichiers vidéos sont évocateurs: "Allan -4yo pthc pedo", "David & Helen -10yo"... Je ne parle pas anglais, mais j'ai très vite trouvé les bons mots clefs pour télécharger les films qui m'intéressent. Mon ordinateur est allumé 24h/24 et je télécharge en permanence. J'ai plus de 10 000 films maintenant.

J'ai été surpris quand la police est venue m'interroger. Je croyais que les réseaux P2P étaient protégés et qu'on ne pouvait pas savoir qui téléchargeait... Et puis dans la masse des gens qui téléchargent, je pensais passer inaperçu. Il paraît que mon adresse IP a été "flashée" en Russie lors du téléchargement d'un fichier surveillé. Le signalement à Interpol a amené la police jusqu'à chez moi et mon matériel a été saisi. Interpol, sans blague !

Lors du procès, j'ai pu lire le rapport de l'expert judiciaire qui a analysé le contenu de mon disque dur. J'ai pu voir le regard crispé des greffiers et magistrats du tribunal quand ils ont regardé quelques unes des copies d'écran, et la liste des noms de fichiers. Mon avocat a tout fait pour éviter qu'on projette des extraits de films pendant l'audience. J'ai pu constater le dégoût dans les yeux de mes proches. Il paraît que je suis un pédophile, moi qui n'ai jamais touché un enfant.

Je suis en prison maintenant, mais je lis dans le journal que je ne suis pas le seul à faire la même chose.

C'est si facile. A portée de quelques clics.



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Mes lecteurs habituels le savent bien, je romance mes histoires pour ne pas divulguer d'informations sur les dossiers sur lesquels j'interviens, avec l'autorisation de la compagnie d'expert judiciaire de la cour d'appel à laquelle j'appartiens (relire les billets de l'affaire Zythom, en particulier celui sur la décision de la compagnie). Ce billet est donc une "romance".

Souvent, j'écris mes textes à la première personne, parce que c'est mon blog. Ici, je voulais surprendre quelques lecteurs en écrivant le billet du point de vue du pédophile. Je me demande combien se sont fait prendre, et à partir de quelle phrase ils ont compris. Les auteurs débutants se posent toujours de drôles de questions...

J'ai écrit ce texte en réaction à tout ceux qui me disent qu'ils surfent depuis longtemps sur internet et qu'ils n'ont jamais rencontré de contenus pédopornographiques, que les médias en font trop, que la police devrait faire autre chose que de traquer les internautes, que le gouvernement utilise ce faux prétexte pour censurer la liberté d'échanger des contenus numériques... S'il est évident que des forces financières sont à la manœuvre pour éviter le naufrage de leur modèle économique, il n'est pas possible de nier que nos autoroutes de l'information ne transportent pas que des marchandises légales. S'il y a beaucoup à dire sur tous ces sujets (ce qui n'est pas l'objet de ce billet), je suis personnellement confronté aux images et films échangées par les pédophiles. J'en souffre, mais je continue, parce que je suis fier d'être un petit maillon de la chaîne des gens qui luttent contre ces pratiques.

On ne peut pas nier leurs existences.

Je souffre autant de plonger dans la pédopornographie, que d'entendre dire par les uns qu'elle n'existe pas ou peu, et par les autres qu'elle justifie l'ajout de nouvelles lois avec le prétexte de "civiliser" internet.

Les pédophiles existent.
Internet facilite leurs échanges.
Les lois actuelles suffisent amplement.
Il faut simplement donner les moyens à la justice.

AMHA.

33 commentaires:

  1. Vu que vous êtes dans la partie, rassurez-moi s'il vous plaît : on s'occupe bien aussi de ceux qui produisent ces vidéos ? pas juste de ceux qui partagent/regardent ?

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    1. Je ne suis pas vraiment de "la partie", mais je peux vous assurer que les policiers et les gendarmes traquent tous les criminels.

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  2. Je ne crois pas qu'on nie sérieusement l'existence de la pédopornographie sur internet. Ce que j'ai lu plutôt, c'est que le filtrage pousserait les délinquants à utiliser des outils de dissimulation sophistiqués, ce qui rendrait le travail de la police plus difficile (des policiers le disent) et que par ailleurs les projets de filtrage "pour civiliser l'internet" prennent le prétexte de la pédopornographie avec d'autres intentions plus liberticides.

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    1. Il y a des bisounours dans toutes les catégories de personnes.

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  3. Merci pour ce que vous faites. Vraiment .

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    1. Merci. Mais le courage est toujours du côté des victimes. Vous le savez bien.

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  4. Ce qui terrifie surtout dans votre texte -outre l'apparente facilité avec laquelle ces personnes trouvent leur "came" sur le net- c'est ce glissement progressif vers de la pornographie enfantine.

    Terrifiant, vraiment.

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  5. Je pense qu'il y aurait beaucoup à dire sur ce billet.

    1) Illégal, heu...

    Dans le cas décrit, la personne arrêté semble "surprise". Personnellement, je peux éventuellement comprendre qu'elle puisse l’être.

    Résumons : Cette personne n'a jamais agressé qui que ce soit. Elle n'a jamais, même de façon indirecte, encouragé de tels actes (ce qui serait le cas si il y avait eu paiement à un moment ou a un autre par exemple).

    Il (je suppose que c'est un gars) n'a donc fait que télécharger le résultat d'un acte illégal à la base. Un acte gravissime bien sur, mais auquel il n'a jamais pris part, ni de près, ni de loin.

    La loi dit que c'est illégal. Mais, objectivement, y a t-il beaucoup de différence entre télécharger un film pédophile et télécharger... je ne sais pas... un film ou on verrai un gars se faire tuer ? A tout hasard un truc de terroriste tuant un otage ? Dans les deux cas, il y a un acte incontestablement illégal (et affreux) à la base. Ok, les gens qui ont envie de voir ce genre de choses ne vont peut etre pas très bien dans leur tête. Mais j'aimerai que quelqu'un m'explique, précisément, pourquoi ce doit être absolument interdit. (Et, dans le cas de la pedo-pornographie, comment on définit des limites... un age précis ? autre ?)

    2) Ce billet sous entend également qu'une personne qui s’intéresse aux "jeunes filles" va forcement s’intéresser aux "plus jeunes filles" puis à des gamines de moins de 10 ans, puis à je sais pas quoi. Un peu comme le cannabis qui conduirait forcément à l'usage de drogues dur. Désolé de ne pas être d'accord. Je pense qu'on peut trouver des millions de mecs qui vont fantasmer sur des gamines de 16-17 ans, mais je doute très fort qu'ils soient excités par des gamines de 12. (ou que ce ne soit qu'une question de temps avant que...)

    Bref, perquisitionner ceux qui upload de nouveaux contenus, la oui, évidement, c'est totalement justifié. L'idée étant bien sur de trouver les vrais coupables, ceux qui agressent ou qui réalisent la capture initiale des photos ou des vidéos. Dans les autres cas franchement je vois pas trop l’intérêt. Je préférè que de l'argent soit utilisé pour empêcher les viols, (de mineurs ou pas d'ailleurs) plutôt que de l'utiliser pour faire la chasse aux voyeurs.

    Je pense surtout à tous les inconvénients de cette "chasse", inconvénients qui ne saute pas forcément aux yeux, mais qui globalement légitime des lois toujours plus liberticides, qui restreignent lentement mais surement une liberté d'expression à laquelle personne ne devrait vouloir renoncer.

    En France, même de simples dessins sont désormais interdits :
    http://www.actualitte.com/justice/le-dessin-de-lolicons-desormais-illegal-jusque-dans-le-cadre-prive-44656.htm

    Et demain ?

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    1. - "Elle n'a jamais, même de façon indirecte, encouragé de tels actes"
      Du simple fait de télécharger donc de générer un trafic (au sens volume de circulation) sur un lien, il y a signification d'une demande donc encouragement à fournir un contenu (remarque valable quelque soit le contenu et le contenant). Si on visionne (peu importe comment on l'a obtenu) un film pédoporno, il y a forcément eu une victime à un moment ou un autre... Il ne faut pas se voiler la face.

      Pour le cas des vidéos de meurtre, ça existe (je vous invite à regarder le film "8mm" qui les évoque). Est-ce parce que ces films ne sont pas interdits de détention qu'il ne faut pas interdire les pédopornos ?

      - pour l'évolution vers du plus en plus jeune, je crois que Zythom évoque un cas malheureusement réel, et n'exprime pas un théorie généralisante.

      - Concernant les simples dessins dans le cadre privé, si la personne créatrice de ces dessins est inculpée dans le cadre de cette loi, c'est que la justice a eu connaissance de leur existence : soit par dénonciation, soit par découverte fortuite suite à la recherche d'autre chose...

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    2. Demain ? demain, grâce aux capteurs intégrés dans vos vêtements, nous avons lu dans votre cerveau dépravé ce à quoi vous avez osé pensé lorsque vous avez croisé cette jeune adolescente d'à peine 15 ans et 11 mois... et non, l'analyse par trois experts judiciaires différents de ces mêmes capteurs ne suffit pas à prouver que vous pensiez qu'elle avait bien au moins 19 ans. Nous sommes dans un pays de liberté, sachez le bien. Vous n'avez pas à critiquer la vêture de ma cliente qui a parfaitement le droit de porter talons hauts et porte-jarretelle dans la rue. Cela souligne aimablement son joli décolleté d'ado, n'est-ce pas M. le Juge ?

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    3. @Hoper:
      "La loi dit que c'est illégal. Mais, objectivement, y a t-il beaucoup de différence entre télécharger un film pédophile et télécharger... je ne sais pas... un film ou on verrai un gars se faire tuer ?"

      Je ne suis pas juriste, mais il me semble que dans les deux cas, il s'agit de la vidéo d'un crime.

      "Mais j'aimerai que quelqu'un m'explique, précisément, pourquoi ce doit être absolument interdit."

      Un état de droit doit protéger les plus faibles, et les enfants font partis des personnes fragiles.

      "Et, dans le cas de la pedo-pornographie, comment on définit des limites... un age précis ? autre ?"

      La loi établit des limites précises. Quant à l'analyse des images, s'il est plus difficile d'établir l'âge précis d'une personne, il est assez facile de reconnaître un enfant de moins de 10 ans, surtout s'il a environ 5 ans. En cas de besoin, les médecins peuvent donner des éléments morphologiques complémentaires.

      "Ce billet sous entend également qu'une personne qui s’intéresse aux "jeunes filles" va forcement s’intéresser aux "plus jeunes filles" puis à des gamines de moins de 10 ans, puis à je sais pas quoi."

      Cette interprétation n'engage que vous. Vous généralisez là où cela n'a pas lieu d'être.

      "Je pense surtout à tous les inconvénients de cette "chasse", inconvénients qui ne saute pas forcément aux yeux, mais qui globalement légitime des lois toujours plus liberticides"

      Comme je l'indique dans le billet, sur le terrain politique, certains prennent prétexte aux horreurs trouvées sur internet pour faire passer des lois liberticides. Il faut donc s'impliquer sur le terrain politique, soit-même ou à travers des associations qui luttent pour nous.

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    4. @zythom

      "Je ne suis pas juriste, mais il me semble que dans les deux cas, il s'agit de la vidéo d'un crime."

      Et c'est précisément la ou je veux en venir. Deux vidéos d'actes criminels mais, de mon point de vue, deux traitements très différents. Dans le premier cas (meurtre) ce sont les coupables qui sont seraient activement recherchés. Dans le second cas (pédophilie), les personnes qui sont surprises à téléchargés ces vidéos sont activement traquées, un peu comme si elles étaient directement complices.

      "Un état de droit doit protéger les plus faibles, et les enfants font partis des personnes fragiles."

      De quels enfants parlez vous exactement ? De ceux qui ont déjà subis des violences sexuels ? Ou des autres ? Dans les deux cas, j'avoue que je vois assez mal en quoi courir après les "téléchargeurs" peut leur apporter une quelconque protection.

      Ma fille à 6 ans, je ne souhaite évidement pas qu'elle tombe sur du contenu choquant, quel qu'il soit. Pourtant, soyons réaliste, cela arrivera surement un jour ou l'autre. Non pas parce qu'elle les aura cherché elle même (je suis certain qu'avec les bons mots clefs on peu en trouver sur google, mais il faut quand même vraiment les chercher). Mais plus probablement parce qu'un jour, un "camarade de classe" fera circuler une vidéo dans le lycée avec un contenu zoophile, ou pédophile, ou très violent etc. (a mon avis on serait surpris en analysant le contenu de tous les portables d'un collège lambda).

      Mon rôle de père n'est pas de construire une barière illusoire entre elle et la réalité. Mais de faire en sorte qu'elle identifie au premier coup d’œil ce qui est normal de ce qui ne l'est pas. Surtout, qu'elle est le réflexe d'aller parler à un adulte (moi de préférence, mais un autre ça peut le faire aussi) si quelque chose la choque ou la met mal à l'aise. Et si j'y arrive, alors je la sentirai beaucoup plus en sécurité que si je lui avait simplement interdit d'aller sur le net.

      "La loi établit des limites précises."

      Mais encore ? D'après wikipedia, un pédophile est une personne adulte attiré par une autre "prépubère". Problème, il faut définir la la puberté. Or, je cite "Les divers observateurs ne s'entendent pas sur les critères d'entrée dans la puberté". Autrement dit ces soit disant "limites précises" me semblent tout d'un coup bien subjectives. Pas dans les cas extrêmes bien sur, mais je veux simplement signaler que ce n'est pas forcément si simple que ça.

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  6. Bonjour,
    Comme Hoper, je suis assez mal à l'aise face à la fin de l'article, même si moins convaincu de la nécessité d'autoriser tout ce qui est possession/visionnage.

    En revanche, je ne sais pas pourquoi je relie cette justification avec l'article http://www.numerama.com/magazine/28555-la-loi-de-geolocalisation-policiere-est-adoptee.html alors qu'il n'y a pas de relation directe.

    Sinon, merci pour votre blog. Je ne sais pas comment vous faites pour assurer sous toutes vos casquettes !

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  7. "... à partir de quelle phrase ils ont compris"
    Fidèle lecteur de votre blog, dès la deuxième ... :-)

    Appartenant à votre génération, je reste depuis mon premier traitement texte (Works, sous Dos 3.2) émerveillé par l'outil informatique et le développement de cet extraordinaire réseau de communication constitué par Internet. Mais comme toute technologie depuis le biface, elle ouvre l'accès au meilleur comme au pire, dans des proportions à chaque fois exponentielles.
    Si Thémis est certes aveugle et les lois imparfaites, seule la loi peut fonder la civilisation et protéger les plus vulnérables et les plus fragiles de cette bestialité qui - dans le meilleur des cas - sommeille en chacun d'entre nous. Et l'ère numérique, sous peine d'autrement sombrer dans la barbarie, n'a pas à y échapper!

    Je salue donc respectueusement votre - fut-elle modeste - contribution à cet effort de civilisation et souscris totalement à votre point de vue : inutile d'adopter des lois toujours plus liberticides, donnons les moyens de son travail à la justice.

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  8. "... à partir de quelle phrase ils ont compris"
    Pas assez fidèle au blog :) :
    Des doutes dès la deuxième effectivement.
    Une certitude après : "Mais très vite, ma catégorie préférée a été 'teen'".
    Je ne devrais pas autant douter de votre moral, Zythom.

    Mais très vite, ma catégorie préférée a été "teen".

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  9. Dès la 2ème phrase j'ai eu un doute, au 2ème paragraphe je n'en avais plus, et au 3ème, j'attendais la chute

    Krka

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  10. Je suis le seul à avoir lu le titre de l'article avant le contenu ? :p

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  11. Nul dout que la plupart utilisent depuis belle lurette ces "outils de dissimulation sophistiqués" - outils qui ne sont pas secrets dailleurs: certains, bien connus, vont jusqu'à permettre à des chinois dissidents de ne pas se faire repérer par leur police de l'Internet, pourtant l'une des meilleurs et des mieux équipé au monde. Alors passer au nez et à la barbe de la police française...

    Le clanpin dont Zythom endosse le rôle ici n'est que du "menu fretin". Il y a une sorte de loi Darwin dans ce milieu: ce sont les plus bêtes qui se font arreter. Parceque, à supposer que son personnage soit réaliste, il faut quand même en tenir une sacré couche (en plus d'être pervers) ou vivre sur une ile déserte pour ne pas savoir que "c'est illégal" ou s'imaginer que les réseaux P2P sont anonymes.

    Après, on peut se demander si dépenser de l'ennergie et de l'argent pour du menu fretin au lieu de se concentrer sur le haut du pavé vaut vraiment le coût. Mais la question se pose vraiment: peut-être que ceux qui ont assez d'intelligents pour bien se cacher dans leurs activités de téléchargement d'images, le sont aussi suffisement pour ne pas passer à l'acte en faisant de vraies victimes? Alors que les idiots le seront assez pour poursuivre leur chute et sauter sur leurs petits neveux aux prochaines vacances en familles? Bref c'est plus complexe que simple...

    Par contre sur l'interdiction des dessins, il y aurait beaucoup à dire... Mais c'est un autre débat.

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    1. « [P]eut-être que ceux qui ont assez d'intelligents pour bien se cacher dans leurs activités de téléchargement d'images, le sont aussi suffisement pour ne pas passer à l'acte en faisant de vraies victimes? »

      Les spécialistes disent en effet que parmi les pédophiles tous ne passent pas à l'acte et que certains ne consomment pas non plus d'images pédo-pornographiques.

      Voyez cette interview du psychiatre Roland Coutanceau : http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/07/01/roland-coutanceau-le-pedophile-est-responsable-de-ses-actes_3439909_1651302.html

      Je vous invite en particulier à lire sa réponse à la troisième question de la journaliste : « Existe-t-il un profil du pédophile ? ».

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    2. Vous confondez "idiot" et "incompétent", ce qui fait de vous un idiot. De plus, votre manque de respect envers ce personnage plus ou moins imaginaire me choque.

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  12. Le texte romancé montre bien qu'il faut tout de même chercher ces images pour les trouver. Je n'ai pas essayé après la découverte des mots clef ad-hoc ici, de les rentrer sur un moteur de recherche de torrent (kickass, pirate bay...), mais je suis quasi certain que même si on y trouve de tout niveau contenu alors ceux correspondant à ces mots-clef y sont filtrés et qu'il faut passer par des outils de recherche un peu spécialisés.

    Résumons: Mots clef ciblés dans des outils de recherche pas vraiment communs, même pour qui traine dans les bas fonds de l'inter-pas-très-net? Personne ne dit que "ca n'existe pas", juste qu'il faut vraiment chercher pour trouver (c'est pareil si on cherche des armes/drogues ou tout ce qui est interdit) et que les politiques qui sortent ce phénomène epsilon pour justifier tout et n'importe quoi méritent le couperet sur glissière.

    Je ne voit aucune raison d'écrire un article tendant à leur donner raison, même avec le bémol de lois existantes suffisantes, justement car tout politique a qui on donnera un alibi tendra à en vouloir de nouvelles: Ne pas voir cela, c'est aussi être un peu "Bisounours".

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    1. Vous me paraissez plein de certitudes pour quelqu'un qui n'a pas vérifié...

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  13. L'affaire Bluetouff nous a fait découvrir l'activité de cet internaute qui dénonce l'utilisation douteuses de certaines pratiques informatiques, et en allant sur son site, j'ai pu en apprendre beaucoup. Je suis de plus en plus surpris de constater les difficultés rencontrées pour combattre ce crime abjecte que représente la pédophilie.

    Je suis surpris car, grâce à Bluetouff (vidéo interview), j'ai appris que les flux d'informations qui transitent par informatique, de France et du monde, sont analysés en profondeur de façon extrêmement performante notamment avec le DPI (http://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_packet_inspection).

    A noter d'ailleurs que des entreprises françaises, leader en la matière, se sont illustrées dans ce domaine et pour des raisons plutôt honteuses (contrôle et de l'opposition dans des dictatures : Lybie, Syrie, ...)

    Je me trompe peut-être mais il semblerait que les moyens techniques d'aujourd'hui pourraient porter très efficacement un coup fatal à la pédophilie, ou pour le moins, très largement la contrôler...

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  14. Eh bien?
    Plus de billet depuis le 25 février?!
    C'est la campagne municipale qui bouffe le temps?

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  15. Si on part du principe que regarder quelque chose qu'il est interdit de faire est interdit "pour peu que le film soit réel et non une fiction", alors il suffirait de produire des films de fiction de pédopornographie pour "calmer" les gens que ça excite, afin de les canaliser.

    Parce que si un pédophile risque plus à télécharger qu'à enlever un enfant, ben je suis pas sûr que ça rende la société plus sûre... et des pédophiles il y en aura tout le temps, toutes les tendances sexuelles sont dans la nature.

    Bien que la plupart d'entre nous ne cautionnent ni ne comprennent les déviations sexuelles, je pense qu'il faut faire preuve d'une grande ouverture d'esprit afin d'accepter les différences de ces gens *tant qu'elles ne sont pas néfastes pour les individus réels*.

    Je sais que ça a l'air assez fou, mais les commentaires -très intéressants au demeurant- m'ont fait comprendre ça comme un flash, et je voulais partager cette réflexion avec tous ceux qui essaient d'imaginer des lendemains meilleurs.

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  16. les images de synthese et les dessins sont aussi interdits en France. on devrait jeter un coup d'oeil à ce qui se passe au japon. maintenant quelle est la proportion de pedophiles arretes pour pedopornographie par rapport à ceux ayant commis des actes ? et ceux qui sont inculpés pour les deux causes ?.



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  17. Je ne saurai trop vous conseiller de lire cet ebook :
    www.ilv-bibliotheca.net/pdf_ebook_gratuit/confession_dun_pedophile_limpossible_filtrage_du_web.pdf
    Ou vous comprendrez que le profil de votre personnage imaginaire ne doit surement pas être majoritaire parmi ces déviants sexuels.
    Et qui vous jettera à la figure que c'est un marché qui se compte en millions de dollars. Oui l'enfant est un produit sexuel qui se vend. Ca n'est pas gratuit.
    Il faut remonter la filière (comme pour tout trafic).
    Cette filière par contre a établi des protections informatiques de plus en plus fortes à cause justement de certaines lois votées. Les cyber gendarmes n'en sont que plus heureux de devoir rattraper la course à l'armement (vpn, proxy, bureau à distance crypté ...)
    Mais ici remonter la filière pedo porno c'est se frotter à la Mafia Russe qui s'entoure de hackers sans scrupules de plus en plus doués pour offrir du biscuit à ses "clients".

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    1. Ce qui est dit dans ce document était probablement vrai il y a 10 ans. Mais ce n'est plus le cas. Là où son auteur se trompe, c'est sur les projections dans l'avenir: depuis, ce qui est observé est la mort de ce marché.

      La grosse différence entre ce marché et d'autres marchés mafieux, comme celui de la drogue, est que les producteurs en début de chaine n'agissent pas pour l'argent: leur motivation sont le plaisir qu'ils peuvent en retirer, la perversité ou l'envie de briller dans le milieu. Ils n'ont donc pas besoin d'un marché pour produire.

      A l'autre bout de la chaine, depuis 5 ou 6 ans, le développement de réseaux sécurisés (Tor, Freenet...) a permis aux consommateurs de se fournir directement à la source, auprès des producteurs qui fréquentent les mêmes réseaux, en se passant des intermédiaires mafieux. C'est tout bénéfice pour les deux bouts car il n'est plus du tout question d'argent.

      L'argent est le talon d'Achille de tout marché mafieux. Sauf dans le cas particulier d'un échange en liquide de main à main, ce dont il ne peut être question dans le cadre de réseaux internationaux, il est très facile à tracer et surveiller. C'est presque toujours par la filière de l'argent que finissent par tomber les réseaux mafieux. Les réseaux d'échange de pédopornographie ne font pas exception. L'immense majorité des affaires de "coup de filet" dans ces milieux dont on a entendu parler ces dernières années ont pour origine des transactions bancaires, carte bleue, etc...

      Ici, les consommateurs et les producteurs ayant le moyen de s'échanger des images et vidéos sans qu'il soit question d'argent, c'est tout bénéfice pour les deux parties: gratuité et risque quasiment nul (quand les outils sont correctement utilisés).

      Du coup, les mafias se sont totalement retirées de ce marché: beaucoup trop dangereux pour un faible bénéfice, vu que consommateurs et producteurs n'utilisent plus leurs services.

      Je ne sais pas si on peut considérer ça comme une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais une chose est sûre: aujourd'hui plus personne ne se fait le moindre sou avec de la pédopornographie. Les "millions brassés" dont on entend encore parler de ci, de là ne sont plus que souvenirs du passé ou fantasmes à sensations...

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  18. Quand je voie le contenu des sites pornos, et même les plus connus, J'y voie des vidéos et publicité très clairement pédophile, parfois sur la page d’accueil. Calaisse entendre que la répression dans le domaine doit vraiment manquer de moyen et d'efficacité.

    Dommage si la pédophilie deviens si visible et non sanctionnée, ça la légitime et encourage les déviant léger à continuer, voir passer à l'acte. On perd complètement l'effet répressif et ça m'inquiète de voir la société tourner comme ça.

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    1. N'oubliez pas l'effet grossissant d'internet: les pédophiles ont toujours existé, leur visibilité est simplement plus grande aujourd'hui.
      Le prix à payer pour une grande liberté d'expression est l'expression visible des déviants, ce qui n'empêche pas la répression (et au contraire la facilite).
      La société s'améliore continuellement, la sécurité des biens et des personnes également, mais l'information sur les problèmes arrive aussi plus vite et de manière plus voyante, d'où le sentiment d'insécurité que vous pouvez éprouver.

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  19. Désolée de vous décevoir, mais je n'ai pas pensé un seul instant qu'un vrai pédophile se dévoilerait sur internet. Des amateurs de porno ont déjà souvent été découverts sur internet au travail, mais je n'ai pas encore lu qu'il y en ait eu de découverts après avoir téléchargé, ou simplement visité des sites pédophiles... A moins que les jurisprudences sociales n'apportent pas cette précision, mais je pense qu'elles le feraient, du fait de la circonstance aggravante.

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    1. Je ne suis pas déçu, je me demande pourquoi vous parlez d'internet au travail...

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  20. Parce que parmi les sites consultés sur internet au travail, il y a souvent des sites porno. Les tribunaux sont plus sévères dans ce cas. Il y a des jurisprudences intéressantes. Je vous propose de lire l'article.

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